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Intelligence Economique et e-business, le mélange peut surprendre...
Le e-business modifie en profondeur les règles de l'économie: immédiateté de l'échange, abolition des frontières, écrasement des coûts et délais logistiques avec le SCM, nouveau pouvoir des consommateurs, déintermédiation / ré-intermédiation avec les marketplaces, les affiliations et enchères, suppression des cycles économiques...La "nouvelle" économie se structure dans un monde chaotique, global et complexe.
Consultez notre fiche du séminaire enseigné à l'ESIEE
E-business et e-commerce:
le premier est largement plus étendu que le second, puisqu'à l'échange économique il ajoute:
- les process de gestion internes de l'entreprise, et liaison back/front office
- le travail collaboratif: des équipes dispersées collaborent en temps réel sur des projets communs, partagent des bases de connaissances, des objets communs, aussi bien dans le domaine du développement de softwares que dans celui de l'ingénierie (web collaborative engineering, CAO et collaborative design...)
- la production d'informations relatives aux offreurs, demandeurs, aux produits conçus, produits, échangés: la "business intelligence"
Rien d'étonnant donc à marquer un intérêt certain au e-business, focalisé sur le B to B.
Alors qu'il s'élevait à "seulement" 74 milliards de $ en 1998, le commerce électronique B to B a vu ses estimations sans cesse révisées à la hausse, passant de 1.520 milliards de dollars pour 2003 (Forrester Research) à "$7.29 trillion (US$) by 2004" (GartnerGroup) .
En quatre ans, la part du B to B réalisée sur le net représentera plus de 7% du B to B total, et plus du quart en 2007, et la part du B to B dans le E-commerce continuera de croître, pour passer de 80% à 95% du e-commerce total . Cette évolution du BtoB éléctronique résulte principalement de l'impact d'un nouveau type d'acteurs: les places de marché électronique, alias "marketplaces". D'ici trois ans, elle assureront dans nombres de secteurs économiques plus de la moitié du e-commerce B to B mondial.
La complexité et le chaos du marché global nous conduisent à enrichir la démarche "classique" de l'IE par une stratégie de veille fondée sur une logique non-déterministe, à la fois inductive et "floue" (la logique dite "floue" n'est pas un prétexte au dilettantisme!), afin d'analyser ces changements pour le compte d'une start up BtoB industrielle, de banques et assurances, par exemple.
Nous relevons 7 tendances fortes:
La convergence des réseaux, le téléphone portable et autres PDAs devenant d'excellent terminaux de paiement, consultation et saisie... (WAP, UMTS,...): le business process est donc continu, et le push induit une réponse en temps réel. WISEKEY, qui propose la "racine globale" des certificats digitaux, lance en Février 2000 WAPPKI , la Public Key Infrastructure du WAP...MOBILE BANKING: Visa and Nokia said Monday Feb the 7th they would develop a system for charging credit to mobile phones via the wireless application protocol.The plan is to allow one-click purchasing for consumers, who will be able to charge goods to their credit cards. Nokia has pledged to create a secure format for transmitting data between wireless networks and credit issuers. Once the system is established, they'll test it in the home of wireless development, Finland and Sweden. MeritaNordbanken, a Swedish-Finnish bank, has agreed to host the pilot program.
la fusion du back office / front office, avec l'intégration par les éditeurs ERP et/ou les éditeurs de bases de données (DB2, ORACLE, B.O...) du Supply Chain Management et du e-procurement (et bientôt la "DFT", Demand Flow technology) avec les places de marché. SAP et la Deutsche Bank annoncent ce 21/2/2000 leur alliance pour mettre en place le e-payment sécurisé des transactions B to B générées par SAP sur son portail MySap. Plus de 3000 entreprises sont déjà clientes, et leur nombre doit considérablement s'accroître. Cet accord s'inscrit dans la politique de partenariats de la DB, notamment en logistique avec Bertelsmann Distribution, Deutsche Post, Federal Express, et Kühne&Nagel. Un autre accord est en préparation avec AOL Europe.
l'explosion des places de marché, "propriétaires" comme celle réalisée par ORACLE pour FORD ( AutoXchange ), qui relient les "fabricants" assembleurs à leurs fournisseurs et distributeurs. Progressivement élargie à d'autres industriels automobiles (GM, Daimler-Chrysler, Renault-Nissan,...) le marché de cette "Marketplace" (COVISINT.com) représente près de 1000 milliards de $..."sectorielles" ( par exemple www.chemdex.com qui, avec 1,2 millions de produits référencés, déclare abaisser le cout de transaction d'environ 20%) ou généralistes, "propriétaires" d'une compagnie click and mortar ( www.mySap.com ) ou "ventures" ( cf les réalisations en cours de Commerce One, d'Ariba...).
- l'interopérabilité, avec la généralisation de l'emploi du XML (voir notre page
XML)
- l'émergence de nouveaux process de conception, développement et production: travail collaboratif mondial, web design, collaborative engineering,...
- nouveau statut de la connaissance, avec la Business Intelligence
- désintermédiation/réintermédiation des acteurs
Consultez notre plan de cours sur le E-business de l'Ecole Supérieure d'Ingénieurs en Electronique et Electrotechnique (ESIEE)
L'analyse de la stratégie des acteurs de la famille très remuante des logiciels du e-business, permet de repérer les menaces et opportunités qu'ils présentent pour les institutions banques et assurances.
Pour des raisons évidentes, nous ne publierons pas de résultats de ces recherches. Disons simplement que nous avons d'ores et déjà constitué des bases de connaissances sur les stratégies des éditeurs de softwares et sur les création de marketplaces (200 places qualifiées tous secteurs, tous pays).
Pour nous transmettre vos questions
Parmi les facteurs-clés de succès que nous avons listés, les technologies assurant le temps réel, et l'intégration aux process de l'entreprise nous apparaissent comme déterminantes.
Le temps réel caractérise les nouveaux produits lancés par les deux acteurs majeurs du marché de l'information entreprise et assurance crédit export: Dun & Bradstreet et le Groupe COFACE.
Extrait syntéthique des fiches d'acteurs
DUN & BRADSTREET :
8/2/99 : SAP AG and Dun & Bradstreet Announce Strategic Alliance to Deliver Extended Information Access for Improved Decision-Making (intégration des infos entreprise dans les modules du PGI SAP)
27/7/99 : Siebel Systems and Dun & Bradstreet Deliver Front Office Applications with Integrated Business Intelligence
2/11/99 : Dun & Bradstreet with VERISIGN Credential Service Gets Wired: Eccelerate.com
Verisign, leader des CAs, participe à CERTPLUS en France. Il rachète ses challengers THAWTE et SIGNIO fin Décembre 1999 pour 1,3 milliard de $, et adapte ses certificats au WAP ; s'allie fin Janvier 2000 avec RSA (partage de compétences et de marchés entre le fil et le mobile), avec Motorola pour le WAP (en concurrence donc de WAPPKI)
COFACE :
Eté 99 : Membre de ECCE (Electronic commerce centres of excellence), regroupant notamment la World Trade Centers Organization, et World Internet Secure Electronic Key Organisation (WISeKey) qui propose une racine mondiale aux autorités de certification digitale (CAs). Partenariat avec Baltimore Technologies (Certificats digitaux), et lancement en Février 2000 du WAPPKI, PKI des transactions sur mobiles (WAP).
7/12/99 : Groupe Coface launches the first global trade debt rating on the web : @rating
Dès février 2000, les notes (rating) de plus de 3 millions de sociétés dans 140 pays pourront être consultées sur le site cofacerating.com, les assurés de la Coface et des assureurs-crédit partenaires pourront accéder progressivement en ligne aux notations de leurs clients et les entreprises d'une première série de 10 pays pourront se faire attribuer une note en ligne. En avril 2000 sera lancé TradeCard, système de paiement international sécurisé utilisant @rating. Le système de notation @rating sera inséré dans l'offre de Coface SCRL et d'une première série de sociétés d'information partenaires. Possibilités de push.
4/2/2000: au 3ème jour de son introduction en Bourse, le cours de l'action Coface s'envole de 70 à 97,7 Euros (+ 78%), la stratégie internet du groupe étant pointée par les analystes comme principal facteur explicatif ...
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Vous trouverez bientôt ici un benchmarking (partiel bien entendu) de sites B to B |
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